J'ai été un fan des Nordiques pendant des années. J'ai eu la chance d'aller les voir jouer de temps en temps alors qu'ils étaient dans l'AMH puis dans la LNH. Quelle qualité de jeu! Quelle ambiance dans le Colisée! Les billets alors coûtaient à peu près le même prix qu'un spectacle. Depuis leur départ, j'ai perdu intérêt pour le hockey et je suis de loin les nouvelles concernant ce sport. J'en connais juste assez pour causer avec mes frères qui en sont encore passionnés.
Je continue à aller voir les Remparts de la LHJMQ au moins une fois par année. Encore là, quelle qualité de jeu et quelle ambiance! Et quel prix! Entre 12$ et 14$ du billet, c'est juste un peu plus cher que le cinéma et on économise la paye de la gardienne car les enfants viennent avec nous!
Est-ce que Québec a besoin d'un nouvel amphithéâtre? Je ne sais pas et je ne suis pas compétent pour le dire. Est-ce que je souhaite le retour d'une équipe de la Ligue Nationale? Non!
Combien ça coûte pour aller voir les Canadiens? Autour de 100$ par partie, me disent mes frères. Qui a les moyens d'aller là??? En tout cas, avoir 100$ de côté, je ferais autre chose... À qui donc profiterait la venue d'une équipe de la LNH à Québec? À des gens qui pourraient se le payer et à des entreprises qui voudraient entretenir des liens d'affaire... Ainsi qu'à des jeunes hommes qui sont payés des centaines de milliers de dollars, voire des millions, pour jouer... Et pour les fans majoritaires des classes moyennes et pauvres? Qu'en serait-il? Je suis pour ce qui profite à tous et à toutes, mais je suis contre ce qui ne profite qu'à une minorité, surtout si c'est la classe des gens riches de notre société. Le Christ ne nous invite-t-il pas à avoir comme Lui une option préférentielle pour les pauvres?
Alors que ceux et celles qui veulent le retour d'une équipe de la LNH se la paye! Quant à moi, je vais continuer à encourager les Remparts qui offrent un spectacle très intéressant et accessible!
Et vous? Qu'en pensez-vous?
Sérieux ou comique, spirituel ou scientifique, sentimental ou politique, sportif ou cinématographique, gentil... ou peut-être pas... Un blogue comme moi, quoi!
mardi 16 novembre 2010
mercredi 27 octobre 2010
Les agentes et agents de pastorale laïques: pour accompagner!
Pendant quelques années, une dissension a eu cours entre les agentes et agents de pastorale laïques et les prêtres sur le titre de pasteur qu'on réserve traditionnellement à l'évêque et au prêtre. Ayant pour ma part discerné que le Seigneur ne m'appelait pas au presbytérat mais à être agent de pastorale laïque, je me suis demandé pendant quelques années comment être pasteur sans être ordonné. Cette question s'est résolue d'elle-même en douceur: avec le temps, je me sens appelé à être frère avec et pour mes frères et soeurs.
Cette question a reçu un éclairage nouveau la semaine passée alors que j'avais la chance de participer au magnifique rassemblement provincial des agentes et agents de pastorale laïques qui a eu lieu les 19, 20 et 21 octobre derniers à Trois-Rivières. Quelqu'un a dit, le premier soir, que nous avions vécu un passage de "pasteurs" à "accompagnateurs, accompagnatrices". Un déclic brûlant s'est opéré en moi. Quelle façon jolie, simple et vraie d'exprimer ce que je ressens depuis quelques années! Oui, je me sens appelé à être frère parmi mes frères et soeurs et pour eux et elles. Plus particulièrement, comme agent de pastorale laïque, ma position est celle de l'accompagnateur. Ma vocation est d'accueillir mes soeurs et mes frères, de les soutenir, de les aider à cheminer, à vivre avec leurs questions et à en chercher les réponses, à "devenir ce qu'ils sont": des personnes uniques aimées de Dieu, appelées à L'aimer en retour par la prière mais aussi par l'amour de soi et du prochain.
Suis-je tout de même "pasteur"? Je le suis dans ma manière d'être, dans ma sollicitude "pastorale" pour autrui, dans ma façon d'accompagner, oui, prenant ainsi exemple sur la sollicitude du Christ Lui-même, comme toute personne baptisée qui est "prêtre, prophète et roi". Mais je ne le suis pas sacramentellement parlant et je ne suis pas signe du Christ Pasteur. Je n'ai pas comme fonction de "diriger" la vie de la communauté au nom du Christ, quoique je le fais en étant membre de l'équipe pastorale et en participant avec les prêtres et les paroissiens et paroissiennes aux prises de décision importantes pour leurs communautés. J'accompagne les gens dans leurs prises de décision.
Cela dit, on me convaincrait demain matin que je ne suis pas pasteur du tout et que je ne l'ai jamais été que ça ne me dérangerait plus. Je suis un accompagnateur. Voilà ma mission. Voila l'appel que le Christ me lance. Voilà une de mes grandes façons de vivre ma mission de baptisé-confirmé et de participer à la mission du Christ partagée par l'Église. Une de mes vocations particulières, quoi! Avec celles d'être époux et père!
Merci Seigneur de continuer à m'accompagner, Toi le vrai Accompagnateur car je suis un appelé bien imparfait.
Si toi qui me lis tu veux aller plus loin dans ta recherche sur les appels que Dieu te lance, je te suggère d'appeler les responsables de formation de ton diocèse (clique ici pour le diocèse de Québec) ou écris-moi si le coeur t'en dit!
Union de prière!
Cette question a reçu un éclairage nouveau la semaine passée alors que j'avais la chance de participer au magnifique rassemblement provincial des agentes et agents de pastorale laïques qui a eu lieu les 19, 20 et 21 octobre derniers à Trois-Rivières. Quelqu'un a dit, le premier soir, que nous avions vécu un passage de "pasteurs" à "accompagnateurs, accompagnatrices". Un déclic brûlant s'est opéré en moi. Quelle façon jolie, simple et vraie d'exprimer ce que je ressens depuis quelques années! Oui, je me sens appelé à être frère parmi mes frères et soeurs et pour eux et elles. Plus particulièrement, comme agent de pastorale laïque, ma position est celle de l'accompagnateur. Ma vocation est d'accueillir mes soeurs et mes frères, de les soutenir, de les aider à cheminer, à vivre avec leurs questions et à en chercher les réponses, à "devenir ce qu'ils sont": des personnes uniques aimées de Dieu, appelées à L'aimer en retour par la prière mais aussi par l'amour de soi et du prochain.
Suis-je tout de même "pasteur"? Je le suis dans ma manière d'être, dans ma sollicitude "pastorale" pour autrui, dans ma façon d'accompagner, oui, prenant ainsi exemple sur la sollicitude du Christ Lui-même, comme toute personne baptisée qui est "prêtre, prophète et roi". Mais je ne le suis pas sacramentellement parlant et je ne suis pas signe du Christ Pasteur. Je n'ai pas comme fonction de "diriger" la vie de la communauté au nom du Christ, quoique je le fais en étant membre de l'équipe pastorale et en participant avec les prêtres et les paroissiens et paroissiennes aux prises de décision importantes pour leurs communautés. J'accompagne les gens dans leurs prises de décision.
Cela dit, on me convaincrait demain matin que je ne suis pas pasteur du tout et que je ne l'ai jamais été que ça ne me dérangerait plus. Je suis un accompagnateur. Voilà ma mission. Voila l'appel que le Christ me lance. Voilà une de mes grandes façons de vivre ma mission de baptisé-confirmé et de participer à la mission du Christ partagée par l'Église. Une de mes vocations particulières, quoi! Avec celles d'être époux et père!
Merci Seigneur de continuer à m'accompagner, Toi le vrai Accompagnateur car je suis un appelé bien imparfait.
Si toi qui me lis tu veux aller plus loin dans ta recherche sur les appels que Dieu te lance, je te suggère d'appeler les responsables de formation de ton diocèse (clique ici pour le diocèse de Québec) ou écris-moi si le coeur t'en dit!
Union de prière!
vendredi 15 octobre 2010
Trois degrés du sacrement de l'Ordre
Je ne suis pas à l'aise avec cette idée de "degrés" du sacrement de l'Ordre, comme si un ou deux d'entre eux avaient plus d'importance qu'un autre alors que ce sont trois sacrements complémentaires et somme toute différents. Juste pour être clair, rappelons-nous que les trois sacrements de l'Ordre sont les suivants:
- le diaconat: les diacres,
- le presbytérat: les prêtres,
- l'épiscopat: les évêques.
Historiquement, retenons grossièrement que ces trois sacrements partent de l'épiscopat et se réfèrent à lui. Dans les premières communautés chrétiennes, les Douze, choisis par le Christ pour être avec Lui et pour prêcher (Mc 3,14) et les autres apôtres (dont plusieurs étaient les ancêtres des évêques/épiscopes ("epis": sur, au-dessus et "scope": regarder; l'évêque étant donc celui qui "veille sur") ont eu besoin d'hommes, les diacres, pour s'occuper d'aider matériellement les personnes démunies de la communauté (Ac 6, 1-6). Ceci les libérant pour l'annonce de la Parole. (Historiquement, il y eut aussi des diaconesses dans l'Histoire de l'Église.) L'Église s'agrandissant et formant de multiples communautés, les évêques ne suffisaient plus à la tâche et ont eu recours à des presbytres ("anciens") pour voir à l'annonce de la Parole et à la direction de la vie des communautés en leurs noms.
Cependant, avec le temps, on a fini par reconnaître que le diacre est signe du Christ Serviteur et nous interpelle au service de la personne pauvre ou souffrante, que l'évêque est signe du Christ Pasteur et qu'en union avec lui, le prêtre aussi est signe du Christ Pasteur, présidant à la vie de Son peuple, lui rappellant qu'il n'existe pas par lui-même mais par l'initiative de Dieu, et que cette création incessante part de l'eucharistie qui nous fait Corps du Christ.
Ces trois sacrements sont devenus des sacrements séparés. On peut être ordonné à l'un sans être ordonné aux autres avant. Oui ça a du sens de choisir un évêque parmi les prêtres car ils sont déjà signes sacramentels du Christ Pasteur et professionnellement ils ont déjà des compétences dans la présidence des communautés chrétiennes. Mais il ne s'agit là que d'une règle de convenance qui ne devrait pas être exclusive. Par exemple, saint Ambroise est devenu évêque sans avoir été prêtre avant.
Je trouve bien triste qu'on oblige les candidats au presbytérat à être ordonnés diacres avant d'être ordonnés prêtres. Il me semble que c'est une perte de temps, un discernement inutile (les deux appels sont différents), et surtout ça me semble une injure au diaconat, une diminution de sa beauté et de son importance pour l'Église.
Cette hiérarchisation de l'Ordre me paraît donc dépassée et injurieuse de chacun de ces sacrements. Je propose qu'on la brise vite fait, un début facile étant de cesser d'ordonner diacres les candidats au presbytérat.
Alors continuons de parler des "trois degrés de l'Ordre" par convenance, pour des raisons historiques et par manque de vocabulaire, mais rappelons-nous que ces trois sacrements ont leurs propres beautés, leurs propres raisons d'être et qu'aucun n'est plus important qu'un autre. Il s'agit de trois services différents pour l'Église. Église qui est construite ainsi: au-dessus, la tête du Corps: le Christ. Puis les membres du corps, les personnes baptisées. Et c'est parce qu'il y a des baptisés qu'il y a des gens choisis parmi eux pour les guider, et non l'inverse... Rappelons-nous-en...
- le diaconat: les diacres,
- le presbytérat: les prêtres,
- l'épiscopat: les évêques.
Historiquement, retenons grossièrement que ces trois sacrements partent de l'épiscopat et se réfèrent à lui. Dans les premières communautés chrétiennes, les Douze, choisis par le Christ pour être avec Lui et pour prêcher (Mc 3,14) et les autres apôtres (dont plusieurs étaient les ancêtres des évêques/épiscopes ("epis": sur, au-dessus et "scope": regarder; l'évêque étant donc celui qui "veille sur") ont eu besoin d'hommes, les diacres, pour s'occuper d'aider matériellement les personnes démunies de la communauté (Ac 6, 1-6). Ceci les libérant pour l'annonce de la Parole. (Historiquement, il y eut aussi des diaconesses dans l'Histoire de l'Église.) L'Église s'agrandissant et formant de multiples communautés, les évêques ne suffisaient plus à la tâche et ont eu recours à des presbytres ("anciens") pour voir à l'annonce de la Parole et à la direction de la vie des communautés en leurs noms.
Cependant, avec le temps, on a fini par reconnaître que le diacre est signe du Christ Serviteur et nous interpelle au service de la personne pauvre ou souffrante, que l'évêque est signe du Christ Pasteur et qu'en union avec lui, le prêtre aussi est signe du Christ Pasteur, présidant à la vie de Son peuple, lui rappellant qu'il n'existe pas par lui-même mais par l'initiative de Dieu, et que cette création incessante part de l'eucharistie qui nous fait Corps du Christ.
Ces trois sacrements sont devenus des sacrements séparés. On peut être ordonné à l'un sans être ordonné aux autres avant. Oui ça a du sens de choisir un évêque parmi les prêtres car ils sont déjà signes sacramentels du Christ Pasteur et professionnellement ils ont déjà des compétences dans la présidence des communautés chrétiennes. Mais il ne s'agit là que d'une règle de convenance qui ne devrait pas être exclusive. Par exemple, saint Ambroise est devenu évêque sans avoir été prêtre avant.
Je trouve bien triste qu'on oblige les candidats au presbytérat à être ordonnés diacres avant d'être ordonnés prêtres. Il me semble que c'est une perte de temps, un discernement inutile (les deux appels sont différents), et surtout ça me semble une injure au diaconat, une diminution de sa beauté et de son importance pour l'Église.
Cette hiérarchisation de l'Ordre me paraît donc dépassée et injurieuse de chacun de ces sacrements. Je propose qu'on la brise vite fait, un début facile étant de cesser d'ordonner diacres les candidats au presbytérat.
Alors continuons de parler des "trois degrés de l'Ordre" par convenance, pour des raisons historiques et par manque de vocabulaire, mais rappelons-nous que ces trois sacrements ont leurs propres beautés, leurs propres raisons d'être et qu'aucun n'est plus important qu'un autre. Il s'agit de trois services différents pour l'Église. Église qui est construite ainsi: au-dessus, la tête du Corps: le Christ. Puis les membres du corps, les personnes baptisées. Et c'est parce qu'il y a des baptisés qu'il y a des gens choisis parmi eux pour les guider, et non l'inverse... Rappelons-nous-en...
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