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jeudi 18 février 2016

Vendu à la mystagogie!

J'ai écrit cet article à la demande de l'Association québécoise de catéchèse biblique symbolique pour l'édition de décembre 2013 de leur revue "Sur les traces du Ressuscité". Il est reproduit ici avec l'aimable permission de l'AQCBS (aqcbs.org). Il fait suite à mon article précédent sur ce même blogue: "Mystagogie et initiation chrétienne".




Vendu à la mystagogie!


Les circonstances de la vie nous surprennent souvent. Dieu s'en sert pour nous rejoindre, nous réchauffer le cœur ou nous interpeller. Après une suite de coïncidences impliquant Yves Guérette, Diane Rousseau, agente de pastorale et l'équipe pastorale dont je faisais partie à ce moment, me voici  en train de réaliser la première catéchèse mystagogique dans le diocèse de Québec, selon Yves. C'était pour des jeunes nouvellement confirmés en mai 2006. Depuis, avec l'équipe de catéchètes des paroisses où j'exerce encore mon ministère pastoral, nous avons amélioré notre démarche et en avons développé une autre pour l'initiation à l'eucharistie.


Trois éléments

Après avoir lu sur le sujet, en avoir discuté souvent et l'ayant vécu à de nombreuses reprises depuis 2006, trois éléments fondent ma pratique :

1- L'élément de surprise : on explique aux jeunes comment va se dérouler techniquement la célébration, par exemple lors d'une pratique de la confirmation, pour que les jeunes se sentent à l'aise dans la procession d'entrée, pour proclamer les lectures, pour se placer et se déplacer dans l'église, notamment pour l'onction, mais on n'en dit pas trop et surtout on n'explique pas ce que ces gestes et déplacements signifient. On n'explique pas le sens. On laisse l'espace nécessaire pour que les jeunes puissent se poser des questions, voire trouver ça étonnant. Une ouverture se fait alors pour aller plus loin par la suite. Il n'y a donc pas de catéchèse formelle au sujet de la confirmation avant la célébration. Bien sûr, les jeunes en auront parlé avant avec leurs parents, leurs grands-parents et pendant les catéchèses « générales » où un récit biblique ou l'autre aura été propice à parler de ce sacrement, mais il n'y a pas de catéchèse « sur » la confirmation comme telle avant la célébration.

2- La célébration comme telle est catéchétique et surtout initiatique. L'action liturgique fait vivre toutes sortes de choses aux individus qui vivent un sacrement pour la première fois (pour les autres aussi d'ailleurs, du moins espérons-le!). Les gestes posés, les paroles dites, les attitudes, le climat, la présence de personnes aimées, les environnements sonores et visuels, tout peut frapper l'imaginaire et nourrir la tête et le coeur. Durant la célébration, l'évêque et les autres personnes qui interviennent peuvent expliquer tout ce qu'ils désirent au sujet de la confirmation. Les jeunes trouveront du sens ici et là. N'ayez crainte, il leur restera des questions par la suite! Par exemple, en vingt ans, je n'ai jamais entendu un évêque expliquer le sens de l'huile sur le front. Personne n'entre dans le mystère de la confirmation et le saisit en profondeur en une seule célébration. De plus, aucun jeune ne vit, ressent et retient exactement les mêmes choses qu'un autre, ce qui promet pour un éventuel partage par la suite.

3- La catéchèse proprement dite a lieu après la célébration. Eh! Oui! Curieux, n'est-ce pas? Après la célébration, on propose une expérience de relecture dans la foi au Christ par l'échange et la discussion à partir des questions des jeunes nouvellement initiés. L'approche de la catéchèse biblique symbolique (CBS) s'y prête particulièrement bien. L'objectif, comme toujours en CBS, n'est pas que les enfants apprennent ce que moi je veux qu'ils sachent, mais qu'ils découvrent ce que l'Esprit Saint veut bien leur révéler à ce moment-ci de leur cheminement à partir de la Bible. Ça exige beaucoup d'humilité et de détachement car au fil des ans, nous qui sommes confirmés et accompagnons des confirmés, nous avons exploré et trouvé plein de sens possibles et plein de beautés que nous aimerions transmettre à la jeune génération. Il faudrait bien en profiter pendant qu'on les a, non? Eh! Bien! Non! On doit décider de lâcher prise et de laisser l'Esprit guider la catéchèse et accompagner ces jeunes dans leur cheminement. Il nous les a confiés pour un temps et Il saura bien leur travailler le cœur et la tête en ses heures à Lui pour les quelques dizaines d'années que durera leur vie « visible ». Que ça blesse notre orgueil ou non, nous devons nous rappeler que nous ne sommes pas la fin du cheminement de foi de ces jeunes : c'est Dieu.

En fin de compte, pour illustrer mon propos, voici un exemple imparfait mais tout de même intéressant que j'utilise souvent avec des parents, exemple qui me vient d'Yves Guérette, mon maître à penser en matière de mystagogie. À 11-12 ans, on expérimente différentes sortes d'amour : celui de ses parents et celui qu'on éprouve pour eux, celui de ses frères et sœurs et celui qu'on éprouve pour eux, celui des autres membres de la famille, celui des amis, celui qu'on a pour eux, etc. Mais l'amour de type conjugal, comment l'expliquer à un enfant de cet âge avant qu'il en ait fait l'expérience? Imaginez qu'à l'âge de 11-12 ans, vos parents vous invitent à les rejoindre à la table de la cuisine et qu'ils commencent à vous parler du sentiment amoureux qui va vous frapper dans les années qui viendront, des papillons dans l'estomac, de vos voyages fréquents dans la lune et de votre envie viscérale d'être constamment en présence de l'être aimé. Vous serez sans doute surpris, vous demandant sur quelle planète vivent vos parents et l'idée même qu'une telle chose puisse vous arriver vous apparaît tout à fait improbable. Ça, c'est comme la catéchèse avant le sacrement. Imaginez maintenant que vos parents ne vous aient pas explicitement parlé du sentiment amoureux et qu'à 14 ans, ce sentiment vous frappe de plein fouet. À ce moment-là, vous pourrez en jaser avec vos parents qui vous raconteront le début de leur propre relation et bien d'autres choses que vous aurez envie de connaître car vous serez en train de l'expérimenter. Vous ne direz pas tout et vous ne saurez pas tout. Le sentiment amoureux est un début et il a un côté intime et sacré qu'on garde pour soi. Mais il vous fera avancer. Voilà la mystagogie.


Convictions

Au fil du temps, quatre convictions se sont imposées en moi. Je me permets de vous les livrer ici :

1- La place de la CBS : Comme je l'ai mentionné ci-haut, la CBS est toute indiquée pour la mystagogie. Je n'insinue pas ici que la CBS est la seule approche possible pour vivre la mystagogie mais pour en voir certains fruits plusieurs fois par an depuis plusieurs années, je ne vois pas pourquoi je changerais et je ne trouve pas mieux.

2- L'importance d'une bonne préparation catéchétique pour que la mystagogie, notamment la catéchèse qui suit la célébration, soit la plus profitable possible. J'ai remarqué au fil du temps qu'une des raisons pour lesquelles les cœurs des jeunes se réchauffaient durant cette catéchèse, c'est qu'ils faisaient assez facilement des liens entre des textes bibliques, leurs vies, la célébration du sacrement qu'ils venaient de vivre et le Christ mort et ressuscité. Ça implique qu'ils ont vécu plusieurs séquences de CBS leur permettant de développer cette habileté. Les catéchètes de notre unité pastorale disent que ça prend environ trois séquences pour qu'un jeune devienne assez à l'aise avec la CBS et que ça commence à porter des fruits plus en profondeur.

3- La catéchèse mystagogique n'est pas infaillible. Ça peut faire drôle de lire ça venant de quelqu'un de convaincu de la valeur de la catéchèse mystagogique, mais malgré tous les fruits que je vois dans cette démarche, il y a tout de même des jeunes qui ne semblent pas rejoints ni par le cœur ni par la tête durant ces moments de catéchèse. Humblement, je dois admettre que ce n'est pas une démarche nécessairement efficace au sens technique du terme.

4- Cela dit, c'est tout de même la meilleure approche en initiation sacramentelle que j'aie jamais faite. Qui pense qu'une catéchèse doit être nécessairement « efficace »? Moi, je l'ai déjà pensé, j'avoue. En plus de vingt ans d'engagement pastoral, j'en ai essayé des démarches et des approches dans de multiples milieux. Pour sa part, la catéchèse mystagogique est une occasion de rencontre entre deux mystères : celui de la personne catéchisée et celui de Dieu. Elle se tient du côté de la fécondité de l'Esprit et non de l'efficacité technique. Elle produit assez de fruits pour me faire affirmer que c'est la meilleure approche que j'aie jamais faite en initiation sacramentelle et qu'il m'est maintenant difficile de penser vivre une telle initiation sans mystagogie.


Les fruits

Mais quels sont ces fameux fruits dont je vous parle depuis un moment? J'espère que la déception n'envahira pas votre cœur quand vous saurez qu'ils sont tout de même assez modestes. Ces fruits ne sont pas mesurables et tiennent à mes propres perceptions que j'espère les moins faussées possibles, ainsi que celles des catéchètes. Voilà : durant les catéchèses qui suivent les sacrements, je vois des jeunes heureux, des jeunes qui ont l'air d'aimer être là, des jeunes qui ont du plaisir et, surtout, des jeunes qui ont l'air d'être rejoints par le cœur et non simplement par la tête.

C'est là le plus grand fruit : c'est le cœur des jeunes qui est rejoint. Pour vous illustrer ce que je veux dire, je vous raconte une histoire vécue. Lors d'une de ces demi-journées de catéchèse mystagogique, pendant le débat (partie constituante d'une catéchèse biblique symbolique), un nouveau confirmé d'une douzaine d'années se lève et s'écrit fort et à toute vitesse : « Ahhhhhhhhhhhhhhh!!! L'huile sur le front, c'est comme pour le roi David qui a eu l'Esprit Saint et qui a eu une mission à remplir!!!! Nous aussi on a eu l'Esprit Saint et on a une mission!! C'est ÇA que ça veut dire la confirmation!! Wowwwww!! ».

Si j'avais animé cette catéchèse avant la confirmation, ce garçon aurait fait une belle découverte intellectuelle et aurait dit, en position assise : « Ah! L'huile sur le front, c'est comme pour le roi David qui a eu l'Esprit Saint et qui a eu une mission à remplir. Nous aussi on va recevoir l'Esprit Saint et on aura une mission. C'est ça que ça veut dire la confirmation. C'est bien.». Mais là, comme il a vécu la célébration, que l'huile lui a coulé un peu sur le nez, que ça l'a dérangé, qu'il est arrivé à la catéchèse avec ses questions et ses étonnements, qu'il a fait des liens avec ce qu'il a vécu, il a été touché au cœur. Qu'est-ce qui a le plus de chances de le faire cheminer dans la foi et qu'il veuille marcher avec Dieu pour la vie? La catéchèse avant ou après? La réponse est claire pour moi.


« Comment cela va-t-il se faire? »

Voici en gros comment se déroule une demi-journée de catéchèse mystagogique qui suit la confirmation. Nous avons essayé plusieurs versions, longueurs, activités et textes bibliques. Voici notre version la plus achevée, la plus simple et la plus intéressante. Je vous omets les temps d'accueil, de pauses et les chants qui ponctuent l'activité. On la vit environ une semaine après la célébration. Elle est basée sur la CBS.

1- On regarde des photos de la célébration de la confirmation. On aura pris soin de nommer une personne qui en a pris un tas lors de la célébration. Le but est de se la remettre en mémoire et de l'avoir bien fraîche en tête.

2- Récit (raconté par un catéchète puis par les jeunes) de l'onction à David « au milieu de ses frères » pendant laquelle « l'Esprit Saint fondit sur lui ».

3- On recueille les étonnements.

4- Dehors, par équipes, les jeunes essaient d'enlever une tache d'huile sur un bout de tissu avec divers produits. On fait sécher les bouts de tissu.

5- Le débat. On profite d'un moment de silence pendant le débat pour aller chercher les bouts de tissu secs et voir quelle est l'équipe gagnante. En général, aucune équipe n'a réussi. On ne peut enlever l'huile qui a pénétré dans le tissu.

6- Poursuite du débat. C'est le moment le plus intéressant de l'activité pour moi. Les jeunes font des liens et tirent du sens de la célébration de la confirmation, l'onction à David, d'autres textes bibliques, la tache d'huile qui ne part pas, leur vie avec Jésus, l'Esprit Saint qui a pénétré en eux à jamais, la mission, etc... C'est là que leurs cœurs sont rejoints, pas de façon égale ni aussi démonstrative pour tous ni toutes, mais plus que ce que je voyais avant de faire de la mystagogie.

7- Composition individuelle de la prière.

8- Célébration avec les parents.

Pour les personnes qui voudraient avoir le déroulement complet de cette demi-journée de même que celle que nous avons montée pour l'eucharistie, vous trouverez les liens ci-bas.

En guise de conclusion, je vous demande d'oublier ce que vous venez de lire et de l'expérimenter. Vous m'en reparlerez par après! Mystagogiquement vôtre!




Denis

N.B. 1
Voici les liens vers les déroulements des demi-journées de catéchèse mystagogique sur:
- la confirmation
- l'eucharistie 


N.B. 2
Je remercie Yves Guérette, Daniel Laliberté et Charles Bilodeau pour leurs réactions et suggestions pour l'écriture de cet article. Je remercie de même les catéchètes avec qui j'ai expérimenté cette mentalité et cette façon de faire au fil des ans. Je rends gloire à leur audace, à leur amour des enfants, du Christ et de son Église et à leur désir d'évangéliser en profondeur.

 

mercredi 15 février 2012

Entre mariage et péché, un appel différent?

Dernièrement, à une rencontre de parents, un couple me disait comme d'autres bien avant eux qu'ils vivaient "dans le péché". Ils entendaient par là le fait qu'ils vivaient ensemble, qu'ils faisaient l'amour ensemble et qu'ils avaient des enfants ensemble, tout ça sans être mariés. Ils entendaient par là et on entend dans la société en général et dans les écrits du magistère de la communauté catholique en particulier que pour faire l'amour on doit être marié, et marié religieusement. Depuis, je réfléchis à cette question: les couples de croyants catholiques non mariés chrétiennement vivent-ils vraiment tous "dans le péché"?Je vous livre ici quelques réflexions décousues sur le sujet et sur d'autres qui sont connexes.

Je suis d'accord avec l'esprit de l'enseignement du magistère de la communauté catholique. Quand on aime, on exprime physiquement notre amour selon son importance et sa profondeur. Pour des connaissances, on donne la main. Pour des amis, c'est l’accolade ou la bise. Pour des amoureux, les caresses et les longs baisers langoureux. Pour des gens qui veulent bâtir un projet de vie ensemble dans le plus sérieux et le plus engageant des états, le mariage: faire l'amour. On pourrait faire un article juste sur ce sujet. Retenons pour mon propos une de mes questions: le mariage est-il bien le seul état de vie "permettant" ou "justifiant" le fait de faire l'amour, de vivre ensemble et d'avoir des enfants?

Le sacrement de mariage fait des époux le signe de l'amour de Dieu pour son peuple, du Christ pour son Église (Église étant entendue au sens de la communauté des chrétiens et des chrétiennes, incluant ses institutions). Un sacrement signifie une réalité qui existe déjà. On devrait donc marier chrétiennement des couples que la communauté reconnaît comme signes de cet amour, comme on ordonne des hommes que la communauté reconnaît comme signes du Christ Pasteur. Cela étant dit, je ne suis pas sûr que tous les couples que je vois mariés ou bien qui se préparent au mariage sont signes de cet amour de Dieu pour son peuple... Laissons la chance aux coureurs...

Cela dit, si je pousse plus loin ma pensée, ça veut dire que comme ce ne sont pas tous les hommes célibataires qui sont appelés au presbytérat, ce ne sont donc peut-être pas tous les couples qui sont appelés au mariage chrétien... Peut-on donc dire que ces gens vivent dans le péché? Dirions-nous que tous les hommes célibataires non ordonnés vivent dans le péché? Alors pourquoi le dit-on des couples non mariés?

Je côtoie comme vous plus de couples non mariés chrétiennement que de couples mariés. Ces couples ne semblent pas causer plus de torts à la société que les couples mariés. Ils semblent se séparer autant, pas plus. Leurs enfants ne semblent pas meilleurs ni pires. Ils ne semblent pas plus malheureux. Il y a des gens qui forcent pour me faire admettre et croire que ces couples mènent une vie épouvantable, qu'ils sont incapables de fidélité, que leurs enfants sont quelque peu détraqués et moins bons en société et à l'école, qu'ils sont moins bons que les autres dans les rencontres de catéchèse, etc... Je suis désolé, mais je ne remarque rien de tel. Ni pour les couples homosexuels d'ailleurs, en passant.

Est-ce que le fait qu'ils ne soient pas mariés veut dire qu'ils ont peur de s'engager à long terme, que l'avenir leur fait peur, qu'ils veulent garder la séparation comme une voie de sortie acceptable et veulent éviter les troubles d'un divorce? La réponse est oui pour quelques-uns de ces couples, en effet. Mais pas pour tous. L'inverse est aussi vrai: j'ai entendu des couples me dire qu'ils se sont mariés religieusement parce que le trouble occasionné par le divorce leur faisait tellement peur que ça "garantissait" leur fidélité à long terme... Ce n'est pas mieux. Encore là, ce ne sont que quelques couples mariés qui vivent cette situation. La plupart vivent le mariage comme un don le plus total possible dans une aventure mouvante.

J'ai dit à un couple non marié un de ces jours: "Si votre amour semble avoir des effets sur les autres, s'il est fécond autrement que vous le pensez, si quelque chose dans votre amour vous dépasse et produit des fruits que vous n'attendiez pas autour de vous, peut-être est-ce que vous êtes signe de cet amour que Dieu porte à son peuple, que le Christ porte à son Église. Pourquoi ne pas vous marier?" Je crois qu'en effet il y a bien des couples qui sont des signes de ce grand amour et qui sont appelés par Dieu au mariage, comme il existe des hommes (et des femmes?) qui sont signes du Christ Pasteur et qui sont appelés à être ordonnés mais qui ne le seront peut-être jamais.

Des sociologues, des théologiens et d'autres experts sauront quoi répondre à mes interrogations ou mieux les orienter ou les pousser plus loin. En attendant, je considère que Dieu nous parle par ces couples non mariés qui constituent maintenant la majorité des couples et Il parle fort. Je ne sais pas encore ce qu'Il veut nous dire mais j'ai bien de la difficulté à croire que tous ces couples vivent "dans le péché". Ils sont peut-être juste appelés à autre chose que le mariage chrétien?
 
Et vous, qu'en dites-vous?

Union de prière!