Je ne suis pas à l'aise avec cette idée de "degrés" du sacrement de l'Ordre, comme si un ou deux d'entre eux avaient plus d'importance qu'un autre alors que ce sont trois sacrements complémentaires et somme toute différents. Juste pour être clair, rappelons-nous que les trois sacrements de l'Ordre sont les suivants:
- le diaconat: les diacres,
- le presbytérat: les prêtres,
- l'épiscopat: les évêques.
Historiquement, retenons grossièrement que ces trois sacrements partent de l'épiscopat et se réfèrent à lui. Dans les premières communautés chrétiennes, les Douze, choisis par le Christ pour être avec Lui et pour prêcher (Mc 3,14) et les autres apôtres (dont plusieurs étaient les ancêtres des évêques/épiscopes ("epis": sur, au-dessus et "scope": regarder; l'évêque étant donc celui qui "veille sur") ont eu besoin d'hommes, les diacres, pour s'occuper d'aider matériellement les personnes démunies de la communauté (Ac 6, 1-6). Ceci les libérant pour l'annonce de la Parole. (Historiquement, il y eut aussi des diaconesses dans l'Histoire de l'Église.) L'Église s'agrandissant et formant de multiples communautés, les évêques ne suffisaient plus à la tâche et ont eu recours à des presbytres ("anciens") pour voir à l'annonce de la Parole et à la direction de la vie des communautés en leurs noms.
Cependant, avec le temps, on a fini par reconnaître que le diacre est signe du Christ Serviteur et nous interpelle au service de la personne pauvre ou souffrante, que l'évêque est signe du Christ Pasteur et qu'en union avec lui, le prêtre aussi est signe du Christ Pasteur, présidant à la vie de Son peuple, lui rappellant qu'il n'existe pas par lui-même mais par l'initiative de Dieu, et que cette création incessante part de l'eucharistie qui nous fait Corps du Christ.
Ces trois sacrements sont devenus des sacrements séparés. On peut être ordonné à l'un sans être ordonné aux autres avant. Oui ça a du sens de choisir un évêque parmi les prêtres car ils sont déjà signes sacramentels du Christ Pasteur et professionnellement ils ont déjà des compétences dans la présidence des communautés chrétiennes. Mais il ne s'agit là que d'une règle de convenance qui ne devrait pas être exclusive. Par exemple, saint Ambroise est devenu évêque sans avoir été prêtre avant.
Je trouve bien triste qu'on oblige les candidats au presbytérat à être ordonnés diacres avant d'être ordonnés prêtres. Il me semble que c'est une perte de temps, un discernement inutile (les deux appels sont différents), et surtout ça me semble une injure au diaconat, une diminution de sa beauté et de son importance pour l'Église.
Cette hiérarchisation de l'Ordre me paraît donc dépassée et injurieuse de chacun de ces sacrements. Je propose qu'on la brise vite fait, un début facile étant de cesser d'ordonner diacres les candidats au presbytérat.
Alors continuons de parler des "trois degrés de l'Ordre" par convenance, pour des raisons historiques et par manque de vocabulaire, mais rappelons-nous que ces trois sacrements ont leurs propres beautés, leurs propres raisons d'être et qu'aucun n'est plus important qu'un autre. Il s'agit de trois services différents pour l'Église. Église qui est construite ainsi: au-dessus, la tête du Corps: le Christ. Puis les membres du corps, les personnes baptisées. Et c'est parce qu'il y a des baptisés qu'il y a des gens choisis parmi eux pour les guider, et non l'inverse... Rappelons-nous-en...
Sérieux ou comique, spirituel ou scientifique, sentimental ou politique, sportif ou cinématographique, gentil... ou peut-être pas... Un blogue comme moi, quoi!
vendredi 15 octobre 2010
samedi 2 octobre 2010
Pour ou contre l'avortement?
Quelle question difficile... Si vous avez lu mon article précédent, vous savez ce que je pense de l'avortement. Cependant, comme vous, je connais plusieurs femmes qui se sont faites avorter. Pour aucune ça n'a été une décision facile ni agréable. Pour toutes sauf une un sentiment de malaise, voire de remord demeure. Avec deux d'entre elles pour qui l'avortement était un moyen de contraception, je suis en désaccord. Pour les autres, je n'aurais pas aimé être à leur place et je ne sais vraiment pas ce que j'aurais fait. Vraiment.
On peut être pour ou contre l'avortement, soyons admiratifs devant les femmes qui gardent leur fœtus et soyons extrêmement doux, aimables, compréhensifs, accueillants et pleins de sollicitude pour les femmes qui se sont faites avorter. Rappelons-nous la primauté de la conscience par laquelle l'Esprit Saint nous parle et que nous devons constamment éclairer. Rappelons-nous aussi que nous ne sommes pas meilleurs qu'une autre et que nous ne ferions sans doute pas mieux dans des circonstances semblables.
"Ne jugez pas et vous ne serez pas jugés" (Lc 6,37), nous dit Celui qui est le Chemin, la Vérité et la Vie. Soyons en tout temps pleins d'une infinie compassion et prions le seul Maître de la Vie.
On peut être pour ou contre l'avortement, soyons admiratifs devant les femmes qui gardent leur fœtus et soyons extrêmement doux, aimables, compréhensifs, accueillants et pleins de sollicitude pour les femmes qui se sont faites avorter. Rappelons-nous la primauté de la conscience par laquelle l'Esprit Saint nous parle et que nous devons constamment éclairer. Rappelons-nous aussi que nous ne sommes pas meilleurs qu'une autre et que nous ne ferions sans doute pas mieux dans des circonstances semblables.
"Ne jugez pas et vous ne serez pas jugés" (Lc 6,37), nous dit Celui qui est le Chemin, la Vérité et la Vie. Soyons en tout temps pleins d'une infinie compassion et prions le seul Maître de la Vie.
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Qu'est-ce qui nous fait humains?
Dans son développement, quand est-ce qu'un ensemble de cellules venant de parents humains devient humain? Plusieurs théories existent. Certaines personnes disent qu'il faut au fœtus des qualités, des aptitudes ou des organes particuliers. Ainsi certaines disent qu'on devient humains à tel nombre de semaines de grossesse, ou quand on peut produire telle sorte de gestes ou de raisonnements.
Cette question peut paraître banale ou idiote. Elle est cependant cruciale quand on se demande quand on peut mettre fin à la vie. Par exemple, pour qu'un avortement ne soit pas un meurtre, à quel nombre de semaines un fœtus devient-il un être humain? Ou peut-on mettre fin à la vie d'une personne plus ou moins lourdement handicapée intellectuellement ou physiquement?
Qu'en est-il pour nous, disciples du Christ? À quel moment devenons-nous humains pour Dieu? Eh! Bien! En fait, personne ne peut répondre à cette question. Il me semble cependant à propos de rappeler un principe moral (dites "éthique" si vous voulez être à la mode), un principe moral donc qui dit: "dans le doute, on s'abstient". Je ne dis pas de cesser de se poser des questions à ce sujet, mais comme nous n'avons pas la réponse, prenons pour acquis que la vie humaine commence dès la conception, dès que le spermatozoïde pénètre dans l'ovule. Ainsi nous serons toujours sûrs de ne pas tuer un être humain.
D'ailleurs, si la cellule née de la rencontre du spermatozoïde et de l'ovule vit, c'est que le Maître de la Vie le veut bien et que son Esprit de Vie est présent en elle. Pour ma part, je crois que nous devenons humains dès la conception et qu'aux yeux de Dieu il n'y a pas de différence entre la première cellule, le fœtus, l'enfant ou l'adulte.
Bonne réflexion!
Cette question peut paraître banale ou idiote. Elle est cependant cruciale quand on se demande quand on peut mettre fin à la vie. Par exemple, pour qu'un avortement ne soit pas un meurtre, à quel nombre de semaines un fœtus devient-il un être humain? Ou peut-on mettre fin à la vie d'une personne plus ou moins lourdement handicapée intellectuellement ou physiquement?
Qu'en est-il pour nous, disciples du Christ? À quel moment devenons-nous humains pour Dieu? Eh! Bien! En fait, personne ne peut répondre à cette question. Il me semble cependant à propos de rappeler un principe moral (dites "éthique" si vous voulez être à la mode), un principe moral donc qui dit: "dans le doute, on s'abstient". Je ne dis pas de cesser de se poser des questions à ce sujet, mais comme nous n'avons pas la réponse, prenons pour acquis que la vie humaine commence dès la conception, dès que le spermatozoïde pénètre dans l'ovule. Ainsi nous serons toujours sûrs de ne pas tuer un être humain.
D'ailleurs, si la cellule née de la rencontre du spermatozoïde et de l'ovule vit, c'est que le Maître de la Vie le veut bien et que son Esprit de Vie est présent en elle. Pour ma part, je crois que nous devenons humains dès la conception et qu'aux yeux de Dieu il n'y a pas de différence entre la première cellule, le fœtus, l'enfant ou l'adulte.
Bonne réflexion!
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