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mercredi 25 septembre 2013

L'absence de communion lors des célébrations dominicales de la Parole

Plusieurs communautés ne peuvent plus vivre de célébrations eucharistiques à chaque dimanche, notamment à cause du manque de prêtres. Nous sommes néanmoins un peuple appelé à se rassembler le dimanche et à le faire autour du Christ Parole de Dieu et de son Écriture.

Mgr Lacroix nous invite à vivre ces célébrations sans communion. J'appuie Mgr et je suis très heureux de cette décision. Voici pourquoi.
Ma raison principale est que si on communiait lors de ces célébrations, selon moi, on y perdrait sur le sens de l'eucharistie et sur le sens de la Parole.

On y perdrait d'abord sur le sens de l'eucharistie. En effet, l'eucharistie est d'abord le rassemblement dans l'Esprit des chrétiens et des chrétiennes qui rendent grâce au Père du don de son Fils qui fait mourir notre péché et notre finitude sur la croix pour nous ouvrir à l'éternité divine. L'eucharistie dépasse donc le simple fait de communier au pain eucharistique. La communion se vit dans toute la célébration eucharistique et pas seulement à ce moment. C'est toute la célébration eucharistique qui est communion au Corps du Christ, communion qui culmine avec la communion physique au Corps du Christ présent dans l'hostie consacrée. Dans une célébration dominicale de la Parole avec communion, on réduirait l'eucharistie à la communion physique à l'hostie consacrée. On ferait de l'eucharistie une machine distributrice d'hosties consacrées. Or, elle est tellement plus que ça!

On y perdrait aussi sur le sens de la Parole car ce qui amènerait les gens à des célébrations de la Parole avec communion eucharistique, d'après ce qu'on me dit autour de moi, ce serait justement la communion eucharistique. Comment voit-on la Parole, l'Écriture, à ce moment-là? On semble la voir comme un apéro, ou, pire, une formalité, qui nous prépare à la réception de l'hostie consacrée. Or, elle est tellement plus que ça! L'Écriture est l'une des plus grandes formes de présence du Christ parmi nous. Célébrer autour de l'Écriture est une façon extraordinaire de vivre la communion entre nous, nous qui sommes le Corps du Christ qui en est la tête.

Je ne nie pas la présence de la réserve eucharistique et sa raison d'être: la communion de nos frères et soeurs malades qui n'ont pu venir se rassembler avec nous le dimanche. Mais justement, on aurait avantage à revenir à la raison d'être originale de la réserve eucharistique. Elle n'est pas prévue pour avoir assez d'hosties consacrées pour la prochaine eucharistie ni pour communier lors des célébrations dominicales de la Parole. Elle est là pour nos membres absents qui n'ont pu venir prier avec nous pour une cause majeure: la maladie.

Tentant de pousser au bout les idées exprimées bien succinctement ci-haut, je doute de la pertinence de la communion au pain eucharistique lors de l'Office de la Passion du vendredi saint qui ne comporte pas d'eucharistie...

Ce ne sera pas facile de faire comprendre l'absence de communion durant les célébrations dominicales de la Parole, en particulier pour les personnes plus âgées qui ont été élevées dans la mentalité que la communion au pain eucharistique était d'une telle importance qu'on a négligé de leur présenter l'importance des autres moyens de communion entre nous et avec Dieu. Avec de bonnes rencontres d'informations et de catéchèse, nous y arriverons.

Il faudra faire attention à notre langage d'ailleurs car il pourra y avoir une communion réelle entre les participants et avec Dieu, pour peu que la célébration soit quelque peu soignée, dans un climat fraternel et avec la bonne volonté des personnes présentes. On ne devrait donc pas dire comme j'ai écrit dans le titre de mon article, à dessein, qu'il y aurait absence de communion lors de ces célébrations. Il y aura absence de communion au pain eucharistique mais il y aura réelle communion. Soulignons-le et, surtout, vivons-le!

Au plaisir de communier avec vous le dimanche de plusieurs façons différentes!

Denis

dimanche 30 décembre 2012

La communion des divorcés remariés

Plusieurs sujets touchant à la vie de notre Église irritent nos contemporains. L'un de ceux-là, qui m'irrite moi-même, est la position du magistère interdisant la communion eucharistique aux divorcés remariés. Qu'en penser?

Commençons par préciser une chose: quand je parle d'Église, je parle de nous, les gens qui la composons. L'Église, c'est nous. Une seconde précision: nous traiterons ici des personnes mariées chrétiennement qui se sont divorcées civilement sans que leur mariage religieux ait été déclaré nul et qui se sont remariées civilement avec un nouveau conjoint, une nouvelle conjointe. Précisons une troisième chose: je ne prétends pas parler de tout ce qui concerne les personnes divorcées remariées mais du fait qu'on leur interdit de communier au Pain eucharistique à la messe, même si nous devrons voir plus large pour les besoins de notre réflexion. J'en précise une quatrième que je répète souvent dans mes articles: je ne suis pas un spécialiste de la question. Cela dit, comme membre de l'Église, je ne vois pas comment je pourrais me taire devant cette cause de scandale qui revient sur la table à répétition, avec raison.

Pour faire court, la position du magistère ecclésial est que les personnes divorcées remariées ont brisé la communion qu'elles pouvaient avoir avec le reste de la communauté catholique parce qu'elles ont contracté un nouvel engagement marital alors que leur mariage religieux est encore valide. Ces personnes se seraient donc elles-mêmes mises en position de non-communion et ne devraient donc pas communier au Pain eucharistique à la messe étant donné leur état de "non-communion" avec le reste de la communauté.

Maintenant, quelques réflexions. La première et la plus importante raison qui fait que cette règle ecclésiastique m'irrite est que personne n'est pur ni en parfaite communion avec le reste de la communauté lorsque vient le temps de communier au Corps du Christ à l'eucharistie. Pourquoi alors refuserait-on de communier aux divorcés remariés alors que le prêtre qui préside la célébration n'est pas blanc comme neige lui-même? Qu'un père de famille a abusé sexuellement de sa fille aînée? Qu'une femme a tout fait pour briser la réputation d'une collègue de travail? Qu'un entrepreneur en construction a abusé de la confiance de clients? Et j'en passe... Pourquoi refuser la communion au Corps du Christ aux divorcées remariés alors que moi-même "je ne suis pas digne de le recevoir"? Et je le crois sincèrement: je ne suis jamais digne de recevoir le Corps du Christ. Je vais le recevoir pour que le Seigneur fasse de moi un homme digne. Je ne le mérite pas. C'est un cadeau de Dieu pour me sauver. À l'eucharistie, le Christ renouvelle le sacrifice de sa vie sur la croix pour me sauver encore aujourd'hui et me donner la force de passer la semaine et de bâtir un peu plus son Royaume d'amour. Il me donne ce dont j'ai besoin pour poursuivre la part de sa mission qu'Il me confie. Il me fait communier aux vies de mes frères et de mes soeurs, à leurs joies et à leurs peines déposées sur l'autel avec les miennes sous la forme de pain et de vin et transformées en son Corps et son Sang. C'est ainsi que nous communions aux vies transformées les uns des autres. En communiant au Corps du Christ, nous devenons le Corps du Christ, c'est-à-dire l'Église, la communauté chrétienne. Nous communions au Corps du Christ pour le devenir de plus en plus et non parce que nous en sommes dignes.

Comment pouvons-nous nous arroger ce droit de juger de la plus ou moins grande communion de nos frères et de nos soeurs? Où se situe la ligne? Où nous arrêterons-nous? Si on veut être cohérent, il faudrait aussi refuser de baptiser les enfants nés d'un remariage civil? Refuser aux divorcés remariés des funérailles et une sépulture catholiques?

La communion eucharistique se vit durant toute la vie chrétienne et non pas seulement au moment de manger l'hostie consacrée.

La communion eucharistique se vit aussi durant toute la célébration eucharistique au complet, pas juste au moment appelé "communion". Pourquoi alors permettre aux personnes divorcées remariées d'entrer dans l'église pour célébrer l'eucharistie, vivre profondément et avec foi la communion avec Dieu et le reste de la communauté, mais se faire refuser ce qui concrétise sensiblement cette communion? Autre manque de cohérence?

Remarquons ensuite curieusement que le mariage civil n'est pas pris en compte avant le remariage civil. En effet, tant qu'un couple n'est pas marié chrétiennement, on ne reconnaît pas leur mariage. Aux yeux de la loi ecclésiastique, ce couple n'est pas marié. Curieusement, une fois qu'un des membres de ce couple marié religieusement et séparé civilement se remarie civilement, là ce 2e mariage civil est fortement pris en compte, au point où on interdit la communion à cette personne. Contradiction?

Finalement, quel message lance-t-on aux catholiques du monde ainsi qu'aux non-catholiques avec cette interdiction? Tu es bienvenu dans la communauté en autant que tu suives certaines règles mais pas d'autres? Tu peux extorquer, abuser, tromper, tuer, mentir, médire et tu peux communier mais si tu te remaries civilement tu ne le peux plus? Veut-on nous faire croire que la pire chose qu'on peut faire au monde est de se remarier civilement? Pire que le meurtre ou l'abus sexuel? Veut-on nous faire croire qu'il y a des catholiques meilleurs que d'autres? Des catholiques plus dignes? Veut-on nous faire croire que l'eucharistie est le rassemblement des purs (c'est-à-dire personne) et non pas le rassemblement de la communauté chrétienne imparfaite, Corps du Christ qui est en la tête?

Bref, pour toutes ces raisons, cette interdiction ecclésiastique me semble incohérente, contradictoire, nuisible à l'évangélisation et tout simplement scandaleuse.

À toi qui es une personne divorcée remariée, sache que ce n'est pas toute la communauté catholique qui te condamne. Tu es la bienvenue et je souhaite de tout coeur que tu vives en communion avec le reste de ta communauté, nous qui sommes tous et toutes bien imparfaits et indignes, mais aussi tous et toutes appelés comme toi à la sainteté et à la fécondité du Royaume.

Union de prière!

Denis
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mercredi 29 juin 2011

La communauté était là!

Samedi dernier en après-midi, à la demande du comité des finissants et des finissantes de la Polyvalente des Abénaquis, j'ai présidé une célébration de la Parole qui précédait leur bal. Une semaine avant, le vendredi 17 juin, une des leurs a perdu la vie avec une amie dans un accident de la route. Cet accident avait déjà fait assez de mal comme ça. Il ne fallait pas le laisser bousiller le bal. Nous ne pouvions tout de même pas non plus faire comme s'il ne s'était rien passé. Un geste symbolique avait déjà été prévu: les jeunes devaient chacun venir chercher un œillet et le déposer dans un vase au pied du choeur de l'église en signe d'offrande à Dieu pour Le remercier de les avoir accompagnés durant leur passage au secondaire et Lui demander son soutien pour les prochaines étapes de leurs vies. Nous avons modifié ce geste pour souligner la présence de la défunte Caroline avec nous sans faire de discours et en évitant que ça prenne trop de place dans la célébration. Voici comment ça s'est passé.

La célébration se déroulait bien, faite de prises de parole, de chants, de la proclamation d'une péricope de l'évangile selon saint Jean et d'un commentaire partagé entre l'assemblée et moi.

Vint alors le geste symbolique.

Comme convenu, j'invite les jeunes à venir prendre un oeillet et à le déposer dans le vase. Les oeillets étant déposés, les jeunes ont formé une haie d'honneur dans l'allée centrale, habilement guidés par le directeur, monsieur Michel Gagnon, un en face de l'autre de part et d'autre de l'allée. J'ai alors invité les parents de Caroline à venir me rejoindre à l'avant. Daniel et Diane sont donc sortis de leur banc et s'avançaient au milieu de cette haie d'honneur que formaient les finissantes et les finissants. Réduisant à néant notre désir de sobriété et de discrétion, l'assemblée s'est levée et tout le monde s'est mis à applaudir les parents de Caroline. La communauté, signe suprême de la présence du Christ dans nos rassemblements, avait parlé.

Fortement ému, j'ai remis une rose rouge à Daniel qui l'a remise au finissant qui était au début de l'allée. En silence, la rose est alors passée de main en main jusqu'à l'arrière de l'église où se terminait la haie d'honneur puis est revenue à l'avant par l'autre côté où Diane l'attendait. Les parents ont alors déposé la rose dans le vase et sont venus me rejoindre devant l'allée centrale. J'ai alors formulé une prière à Dieu pour Le remercier et Lui demander son soutien pour ces jeunes, des trémolos dans la voix. Nous avons prié avec Caroline et son amie Nadia que nous savions présentes avec nous. Puis j'ai invité les jeunes de même que toute l'assemblée à se donner la main pour réciter notre prière de famille: le Notre Père. Les parents de Caroline sont entrés dans la chaîne formée par les finissantes et les finissants.

Au lieu d'inviter tout le monde à reprendre sa place, j'ai demandé à Diane et Daniel d'y aller d'abord. Ils sont donc repassés au centre de l'allée d'honneur et la communauté a encore exprimé son soutien par des applaudissements soutenus. Des larmes ont encore coulé...

La célébration s'est poursuivie encore quelques minutes et s'est terminée dans la paix et la joie, de même que dans l'excitation de ces jeunes qui vivaient leur bal, événement tant attendu et tant préparé.

Je remercie les membres du comité organisateur de la célébration, les membres du personnel de l'école qui les ont accompagnées avec moi, Michel leur directeur, les jeunes qui sont intervenues pour une tâche particulière durant la célébration et Marie-Pier la pianiste.

Je salue le courage de Diane et Daniel, les parents de Caroline, qui ont tenu à être présents à cette célébration ainsi qu'à plusieurs des activités ayant eu lieu ce jour-là pour les finissantes et les finissants. Je n'en reviens pas de votre cran!

Je remercie les jeunes pour leur participation attentive, agréable et dynamique à l'ensemble de la célébration, mais surtout pour leur grandeur, leur solennité et leur unité lors du geste de la rose. Les jeunes, vous m'avez touché droit au coeur. Soyez missionnaires de cette fraternité qui vous unit et répandez-la au nom de Dieu qui vous a choisis. Le monde sera sans doute plus beau grâce à vous!

Je remercie Caroline, Nadia et toute la communion des saintes et des saints qui étaient présents de façon presque tactile. Le monde est aussi plus beau grâce à vous!

Le dernier mot, je le réserve à Dieu et à son peuple visible, au Christ et à son Église, communauté éminemment présente et signe par le fait même de la présence du Christ au milieu de nous. Nous l'oublions souvent, mais le premier signe liturgique de la présence du Christ, au-dessus de tous les autres, celui dont on ne peut se passer pour l'action liturgique, c'est l'assemblée présente. Ce jour-là, à St-Prosper, la communauté était présente. La communauté se tenait. La communauté a ri. La communauté a pleuré. La communauté a parlé. La communauté a soutenu ses membres les plus souffrants ce jour-là.

Au Christ ainsi qu'à vous qui étiez présents à l'église de St-Prosper, en Beauce, samedi dernier, le 25 juin 2011, de 15h00 à 16h00 environ, je rends grâce. Ça m'a fait un bien terrible de vivre un moment de communion aussi grave et beau. Les commentaires reçus à la sortie de l'église me montrent que nous sommes plusieurs dans cet état.

Vive la communauté présente!

dimanche 26 juin 2011

Quitter la maison de notre enfance

[Cet article se veut une suite ou un complément à celui que vous trouverez ci-après.]

Comme bien d'autres, je pense qu'il est préférable de sacrifier nos églises-bâtisses que de sacrifier nos communautés. Comme bien d'autres, je souffre de cette situation. Quelles pertes! Il n'existe pas de solution miracle. Il existe un moindre mal. Pour l'avenir, il existe le souci de l'évangélisation et de la communion.

Comme on regarde avec tristesse, quelquefois avec impuissance, les maisons où on a vécu changer de mains, perdre leur âme, voire être détruites, et vivre, adultes, dans d'autres maisons, ainsi nous devons accepter de nous départir de plusieurs de nos églises-bâtisses pour vivre, adultes dans la foi, dans d'autres bâtiments qui favoriseront mieux la communion.

C'est avec le coeur gros que j'écris ces lignes... Il y a un peu de moi, un peu de nous dans nos églises-maisons...

vendredi 18 mars 2011

À vous avec qui je souhaite avancer

Bonjour!

Je reçois toutes sortes de commentaires suite aux articles que j'ai écrits sur la prière au conseil municipal de Saguenay et la bataille juridique que mène le maire Tremblay. C'est rendu qu'on me voit "presque" comme un ennemi du Christ et de son Église... Soit... Vous avez le droit de me critiquer. Je vous soumets tout de même quelques questions à vous poser. Je vous suggère d'y répondre avant votre prochaine critique.

1- Êtes-vous sûr que le maire Tremblay est un martyre de la foi chrétienne ou bien s'il n'est pas plutôt un habile politicien qui a trouvé un bon filon pour se faire du capital politique contre ses adversaires? Je repose ma question autrement: vous qui l'encouragez, êtes-vous sûr d'encourager un frère chrétien brimé dans ses droits ou bien si vous ne faites pas tout simplement le jeu d'un politicien populiste? Sur quoi basez-vous votre réponse? Êtes-vous au courant de la façon qu'a le maire de gérer sa ville et de travailler avec les autres conseillers et conseillères? Êtes-vous sûr de ne pas être entré malgré vous et un peu naïvement dans une "gueguerre" politique?

2- Si le maire Tremblay était un témoin de Jéhovah,  encourageriez-vous encore la prière au conseil municipal de Saguenay?

3- La religion montante dans le monde est l'Islam. Vous encouragerez la prière au conseil municipal jusqu'à quelle date? Jusqu'à ce que les musulmans soient majoritaires au Québec et que là vous voudrez qu'on enlève la prière parce qu'elle ne serait plus chrétienne? Ou voulez-vous laisser vos petits-enfants s'empêtrer dans ce débat à votre place car vous serez morts à cette date? (Cela dit, je n'ai rien contre les musulmans modérés avec qui j'ai plus d'affinités que les fanatiques catholiques...)

4- C'est beau d'entrer dans un débat qui est loin de soi, c'est plus engageant quand on est proche: irez-vous à la prochaine réunion du conseil municipal de votre patelin pour exiger que vos élus prient avant leurs réunions? Si non, pourquoi?

5- Si la foi chrétienne et sa transmission sont si importantes pour vous, donnerez-vous votre nom la semaine prochaine pour vous engager dans un service ou l'autre de votre communauté paroissiale, notamment dans l'éducation de la foi des jeunes et des adultes?

6- Le Christ ne s'est jamais imposé à quiconque. Sur quelles bases bibliques et chrétiennes vous appuyez-vous pour exiger que des élus non-croyants prient?

7- Nous ne sommes plus en temps de chrétienté, que vous le vouliez ou non. Ce temps est révolu. Ne pensez-vous donc pas qu'il serait temps de travailler main dans la main avec nos concitoyens croyants et non-croyants pour bâtir un Québec qui aura des valeurs solides et communes à tous et toutes, valeurs tirées en très grande partie de notre profond héritage catholique? Valeurs qui perdureront au-delà de notre majorité catholique présente...

Marchons unis, non pas parce que nous penserons tous la même chose, mais parce que nous nous aimerons. Là est la clé: nous aimer dans nos différences. Là les portes s'ouvriront. Je suis le premier à éprouver de la difficulté à le faire. Je le reconnais. Ensuite nous nous entendrons sur une base commune. En attendant et comme premier pas, prions pour nos élus, pour leurs décisions et leurs conséquences, et prions pour nous et notre communion.

Bonne réflexion et union de prière!